"Ici, il y a plein de maisons pas chères à retaper... Sauf que..." (suite)

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"Quand ils n'auront plus rien à manger, ils se rendront compte que l'argent n'est pas comestible." (Proverbe indien )

"When they do not have anything any more to eat, they will realize that money is not edible" (indian proverb)

Partout en Europe, les prix flambent ! Les prédateurs sont à l'oeuvre !

A Paris des fonds de placements surtout anglo-saxons, investissent dans l'immobilier, et revendent les appartements "à la louche". Tous ces appartements proviennent des compagnies d'assurances, banques qui veulent se débarrasser de leurs portefeuilles immobiliers. Les locataires se voient donc contraints d'acheter ou de partir ! Vers où ? Sans doute vers les banlieues, pour certains dans la rue...

Pour l'instant le gouvernement réagit mollement et "protège" les plus de 75 ans...

Les fonds américains et anglais envahissent aussi le marché allemand. Ils achètent tout ! La note sera salée pour des centaines de milliers d'allemands, qui se consoleront à l'idée de penser qu'ils font du bien aux retraités américains ! Le jeux est, et sera très lucratif pour certains !

Il faut savoir que les Américains et les Anglais vivent très largement au dessus de leurs moyens. Leur taux d'endettement est estimé à 140 %. Les banques "couvrent"... Il faut savoir aussi que depuis 1984, les prix de l'immobilier ont flambé de 424 % en Angleterre et de 90 % depuis 2000. On comprend mieux alors, qu'ils revendent leurs maisons, et qu'avec cet argent, ils achètent cher (pour nous) tout ce qui se vend en France.

En France, les régions d'abord "touchées", furent celles du Sud, le Périgord, la Dordogne, le Bordelais... Devant la rareté et les prix exorbitants qui s'y pratiquent, les acheteurs se rabattent maintenant vers des régions telles que la Bretagne et le Limousin entres autres.

Déjà, il y a plusieurs années, les Basques manifestaient à leur manière en plastiquant des agences immobilières, responsables à leurs yeux de l'inflation galopante. En Bretagne, les gens commencent à descendre dans la rue...

En Creuse, comme ailleurs, c'est une multinationale de l'immobilier américaine qui tient le haut du pavé, des agences locales travaillent désormais pour elle...Elles ont des ramifications en Angleterre pour vendre "le produit"

Le samedi 17 février sur TF1, un long reportage montrait un panel représentatif de sujets de Sa Majesté, qui achetaient en France, des maisons, des commerces, avec des motivations et des objectifs différents. Certains s'installent, s'intègrent, restaurent, réouvrent des commerces à la plus grande satisfaction des autochtones, d'autres l'avouent clairement, ils restaurent pour revendre, en particulier à des anglais seuls capables d'acheter pour l'instant . Un couple avouait que son objectif était de revendre 4 fois plus cher !

Le problème n'est pas l'afflux de nos amis britanniques. Ils redressent des maisons, des commerces, ils amènent de la vie dans nos campagnes désertées. La plupart s'intègre plutôt bien, ils apprennent le français. Non, le problème c'est qu'en Creuse, on ne trouve plus à se loger à des prix abordables.

On entend ça et là de braves gens s'inquiéter et commenter le phénomène. "On est envahi, il y a des Anglais partout !". Oui, mais s'il y a des Anglais en Creuse, c'est bien qu'il y a des Creusois, qui, profitant de cette manne inespérée, vendent ! Une chose est sûre, les Creusois n'auront plus les moyens de racheter ce qu'ils ont si bien vendu...

Oui, les affaires sont prospères, tout le monde prend sa part, jusqu'à l'aéroport de Limoges Bellegarde avec ses lignes directes, qui a décuplé son trafic avec l'Angleterre, et qui est en train d'agrandir son aérogare.

Documentation :

- Article du Journal "La Montagne" - Dimanche 20 février 2005. "Le temps de la spéculation"
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Emission "Reportages" - Samedi 23 février 2005 sur TF1.

A découvrir : Le site Internet http://www.pontnoir.com/ qui se qualifie de "Portail creusois en anglais". En première page du site, un article qui est très proche de nos analyses.
On y découvre la volonté de nos amis anglais de s'intégrer puisque la plupart d'entre-eux ne retourneront jamais en Angleterre. Pour cela, ils apprennent notre langue, s'investissent dans la vie de nos villes et villages, et pour l'instant, ils y réussissent plutôt bien :-)

A.C.


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